Auteur/autrice : admin9936

  • New York Times | What to See at the Venice Biennale

    From a room of mirrors to kinetic sculpture, the trends and pavilions not to miss across the city such as Endodrome.

    Since its establishment in 1895, the Venice Biennale has served as a bellwether for the international art community. Spread across the Arsenale, a former shipyard, and the Giardini, a meandering garden anchored by a central pavilion — the biannual event centers on a main showcase helmed by a single curator and features a set of national commissions, which occupy the pavilions that can be found within the two venues and sometimes in palazzos farther afield. For this year’s edition, Ralph Rugoff, the director of London’s Hayward Gallery, was invited to curate the main space with an exhibition titled “May You Live in Interesting Times,” which hints at the forward-thinking artists included within.

    Across the city, artists took on a wide array of subjects, such as climate change, identity politics and technology’s changing role in our lives. We combed through the offerings to round up several themes and things worth seeing throughout the biennale.

    (…) But the most immersive work of all is a virtual-reality piece by the artist Dominique Gonzalez-Foerster. The piece, titled “Endodrome,” bathes the viewer in a Technicolor mist of trippy colors and undulating erotic phantoms. “I always wonder what the art of the future will look like,” Gonzalez-Foerster says. “When you read science fiction, sometimes you have these amazing descriptions of these multisensory organs or of these holographic artworks, so I must say I’ve always had this kind of speculative attraction toward new possibilities.”

    Source : The New York Times Style Magazine

  • SANDBOX IMMERSIVE FESTIVAL | « Claude Monet – The Water Lily Obsession » in competition

    Sandbox Immersive Festival (SIF) festival is the biggest new media festival in China, dedicating to promote interactive and immersive storytelling. SIF 2019 will be held in the city known as « The Oriental Hollywood »: Qingdao. “Immersive City”is the key theme for this edition of the festival.

  • HTC VIVE | Annual Viveport Developer in the category « Arts & Culture »

    At GDC 2019, VIVEPORT hosted the third annual Viveport Developer Awards. The awards program is an open contest for VR developers who have titles published in Viveport Subscription. Viveport announced the winners of the four categories for PC titles and winners of the three VIVE WAVE categories during the event, celebrating VR’s most captivating and original titles in the genres of entertainment, arts & culture, arcade and education.

    “Viveport’s goal is to be the number one advocate for VR developers to ensure they have the support they need to develop the experiences that continue to drive engagement and excite consumers,” said Rikard Steiber President of Viveport. “This year’s winners highlight the high caliber of VR content now available across popular genres and all of these experiences will be available in the Viveport Infinity service.”

    « Claude Monet – The Water Lily Obsession » received a Viveport Developer Award in the category « Arts & Culture »

  • USBEK & RICA | 4 projets qui révèlent le potentiel créatif des nouvelles technologies

    USBEK & RICA | 4 projets qui révèlent le potentiel créatif des nouvelles technologies

    REPLAY MEMORIES est le deuxième. Merci à Usbek & Rica pour leur article !

    « À l’inverse, comment le web et ses algorithmes façonnent-ils nos récits ? C’est la question à laquelle s’attaque le projet « Replay memories », vertigineuse plongée en réalité augmentée dans la mémoire du web autour du cas du 11 Septembre. Dans cette expérience à 360 degrés en temps réel – on parle ici de « web VR » –, l’utilisateur se déplace dans une bulle où s’entassent des images fournies par les moteurs de recherche de l’attentat en question. « En fonction de sa géolocalisation, de ses achats, de ses préférences et de son historique, chaque internaute obtiendra des résultats différents en cherchant des informations sur ces attentats », nous explique son coréalisateur, Gordon. Ce qui pose la question du poids des algorithmes sur la mémoire des événements historiques.

    Dans un second temps, l’utilisateur est confronté aux témoignages (filmés) de New-Yorkais qui racontent comment ils ont vécu ces attentats. « Leurs souvenirs ont parfois été altérés par la mémoire de masse d’Internet : certains nous ont raconté des choses impossibles en étant persuadé que c’était vraiment arrivé  ! », souligne-t-il. Leurs récits révélaient en même temps les limites de la mémoire portée par le web : « ils nous ont livré des choses que les algorithmes ne peuvent pas dire : les émotions, les sensations… »

    Un projet web VR de Gordon & Andrés Jarach, coproduit par Lucid Realities, Camera lucida productions, Ina, Novelab« 

  • LE JOURNAL DU DIMANCHE | Dans le grand bain des « nymphéas »

    LE JOURNAL DU DIMANCHE | Dans le grand bain des « nymphéas »

    Les huit panneaux peints par Monet et exposés ensemble à l’Orangerie, à Paris, font l’objet d’une animation réussie en réalité virtuelle.

    Voilà un cercle vertueux entre une exposition classique, une innovation en réalité virtuelle (VR) et un chef-d’oeuvre de l’impressionnisme.

    On va de l’un à l’autre à sa guise, dans une harmonie qui aurait plu à Claude Monet. L’Orangerie présente une exposition sur l’amitié entre l’immense peintre impressionniste et le grand politique Georges Clemenceau. Leurs relations amicales avaient abouti, à la fin de la Première Guerre mondiale, à l’installation monumentale dans deux salles du musée parisien de huit panneaux des « Nymphéas » (sur une série qui compte près de 250 tableaux).

    À l’entrée, trois postes de VR ont été installés. Coiffés d’un casque de vision à 360°, les visiteurs se retrouvent projetés en plein milieu du bassin des nymphéas, ces nénuphars flottant dans un « jardin d’eau » voulu par Monet chez lui à Giverny. Où que le spectateur se tourne, il se trouve environné par la nature peinte par l’artiste au fil des saisons. Les touches de couleur s’animent, dessinent les arbres, les saules, les reflets tremblants du ciel dans l’eau, dans lesquels on baigne littéralement. « Nous avons travaillé sur les ambiances, sur cinq climats de peintures qui s’enchaînent, explique Nicolas Thépot, le réalisateur de la société Lucid Realities. Mais tout vient des grandes toiles et nous avons respecté la continuité chromatique décrivant le passage du temps du matin jusqu’au coucher du soleil. »

    Un voyage à Giverny

    La musique a été improvisée par George Lepauw en direct, alors qu’il regardait lui-même les animations au casque à 360°. La balade se termine avec une vue de l’atelier de Giverny vers 1926, aujourd’hui transformé en boutique de souvenirs ! Une grande pièce éclairée par une verrière zénithale, dont l’artiste semble s’être absenté pour quelques instants. Le visiteur en sort avec l’envie d’aller explorer par lui-même les grands panneaux assemblés les uns aux autres dans les deux salles elliptiques qui leur sont réservées. Un retour, selon l’expression du peintre André Masson en 1952, à cette « chapelle Sixtine de l’impressionnisme ».

    Teaser | CLAUDE MONET – The Water Lily obsession (VR) from Lucid Realities on Vimeo.

  • ELLE | La experiencia de realidad virtual que te sumerge en el jardín de Monet

    Cuando la tecnología y el arte se unen pasan cosas tan maravillosas… como, por ejemplo, dar un paseo (virtual) por los jardines del genio de la pintura y admirable observador de la naturaleza Claude Monet. En la exposición Claude Monet, l’obsession des Nymphéas (Claude Monet, La obsesión de los nenúfares) puedes disfrutar de los grandes murales de nenúfares expuestos en el Musée d’Orsay y en el Musée de l’Orangerie de París y curiosear dentro del taller del gran maestro, gracias a las gafas virtuales de HTC VIVE y a una representación 360º, sin movernos del Museo de la Orangerie.

    Una experiencia inmersiva y sensorial

    El artista, que creó un jardín en su casa en Giverny desde donde realizó sus más de 250 obras sobre los nenúfares en distintos momentos del día, te acompaña (o más bien una voz que simula ser la de Monet) en un viaje que comienza en su jardín en 1897, pasa por su estudio y por l’Orangerie, terminando con una conversación con Georges Clemenceau, gran amigo del pintor.

    Esta experiencia, que lleva al público a la escena de la creación del artista y lo sumerge en el corazón de la pintura de esta obra única, se puede disfrutar hasta el 11 de marzo de 2019 en el Museo de la Orangerie, además de poder disfrutar de los 6 minutos del vídeo 360º de Lucid Realities y Camera Lucida productions que ofrece la web ARTE.tv. Esta película explora la génesis del trabajo final de Monet donde un diálogo en francés te lleva por todas las estaciones de los paisajes que el artista trasladó al lienzo desde 1897 hasta 1926 llegando a su estudio que va adquiriendo color hasta llegar de nuevo a la sala del museo.

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  • FORBES | This Museum In Paris Turned Monet’s Iconic Water Lilies Into A Virtual Reality Experience

    FORBES | This Museum In Paris Turned Monet’s Iconic Water Lilies Into A Virtual Reality Experience

    Musée de l’Orangerie’s first virtual reality (VR) experience opened in December 2018 in conjunction with the opening of Monet – Clemenceau Collection, part of the Clemenceau “Father of Victory” 1918-2018 commemorative.

    The inspiration for the Musée de l’Orangerie’s VR experience is based on Monet’s Water Lilies in the form of four large panels gifted to France 100 years ago which are not allowed to leave the museum.

    Through an HTC Vive headset, viewers will experience a digital studio experience and be transported to Monet’s garden in Giverny which inspired his obsession with water lilies. Through the VR experience, viewers will also take a tour through Monet’s studio in the home he lived in during the last 30 years of his life, giving them a virtual ‘behind-the-scenes’ look at what they can see in the real world at the l’Orangerie’s permanent collection of Monet’s works.

    Each panel of Monet’s water lilies features a narrative from Monet’s diaries. The VR tour gives viewers an opportunity to experience and interact with the source of the artist’s inspiration simultaneously with the art.

    HTC Vive Arts are the first VR sponsor at de l’Orangerie and were produced by Lucid Realities Studio. The VR experience runs from November 14, 2018, to March 11, 2019, in partnership with the First World War Centenary Partnership Program.

    Teaser | CLAUDE MONET – The Water Lily obsession (VR) from Lucid Realities on Vimeo.

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  • MOONSHOT | Claude Monet, The Water Lily Obsession: How Virtual Reality Creates a Magic Moment

    I recently had the opportunity to visit Paris for some client work. Over the weekend, I enjoyed a lot of what Paris offers: unbelievable food, even better wine, and captivating views. I also ended up getting a glimpse at a future for museums around the world: the use of virtual reality to enrich our understanding of culture and history.

    “Water Lilies” at the Musée de l’Orangerie

    One of my favorite aspects of Parisian culture is the sense of history among one of the world’s most modern, innovative cities. For the better part of a weekend morning, I visited the Musée de l’Orangerie, where I became immersed in a cycle of Claude Monet’s famous Water Lilies paintings. Throughout his life, Monet created hundreds of paintings as part of the Water Lilies series, which are housed in museums around the world. The permanent display at the Musée de l’Orangerie consists of an oblong pair of galleries fitted with eight panoramic panels, a truly immersive experience in and of itself. Seeing Water Lilies in this setting is without a doubt the most moving, beautiful, emotion-evoking work of art I’ve ever experienced in person. The size and scale are breathtaking. The way the rooms are set up in a panoramic fashion makes you feel like you’re being immersed in the paintings. Because of Monet’s painting technique, you can appreciate the scope of paintings from afar, and then when you see them close-up, you can see how the individual strokes work together to create inspiring art.

    In addition, as if the two 360-degree rooms weren’t enough, the museum offers a virtual reality (VR) experience called “Claude Monet, The Water Lily Obsession” to help visitors better understand and appreciate the story behind Water Lilies. After viewing the paintings, I became immersed in the VR experience, which deepened my appreciation for the paintings by educating me about Monet himself. For example, VR took me into Monet’s garden in Giverny, the setting that served as the muse for Water Lilies. As the official press release from HTC Vive (provider of the VR gear) states, “You stand in the shallow waters at Giverny, inspired as he was inspired by the dappled light and fickle seasons waxing and waning across the lilies and bulrushes. You are then transported to Monet’s studio, where a virtual canvas is stretched taut above and around you and the artist’s bold, searing brushstrokes build up across your vision.”

    Yes, and that’s just for starters. You also learn something about Monet’s times. For example, you learn that as World War I ended, Monet bequeathed a group of Water Lilies to France as both a monument to peace and a gesture of friendship to French Prime Minister Georges Clemenceau. Here is VR on its best day – supporting the mission of an organization, in this case to help a museum educate and engage its visitors, which is becoming harder to do in an age when people multitask with digital devices.

    A Successful Experience

    Claude Monet, The Water Lily Obsession” worked on two levels for me:

    • As a storytelling medium. VR helped me understand the story behind famous works of art. VR certainly did not replace the experience of viewing Water Lilies (nor could it). But VR helped me appreciate how Monet worked – how he drew upon the real-world setting of his garden, and how hard he worked to create these masterpieces.
    • As a way to gain empathy. I became more empathetic to Monet and the people of his time. For instance, the experience allowed me to view the world through the perspective of Monet’s eyes as his eyesight began to deteriorate, which may help explain the abstract nature of his paintings. I also become more empathetic to the horrors that entire nations suffered during World War I, a cataclysmic event that Monet honored with his gift to France.

    At the same time, there are many opportunities for the experience to be even more immersive. For example, the museum could:

    • Make the experience more interactive. The current experience requires that you sit down for the whole 10 minutes, moving your head is the most you can do. Wouldn’t it be amazing to make it interactive? Providing the VR could help visitors create a work of art — another Water Lilies, perhaps?
    • Test other senses. What is the role that sound (beyond the narrator’s voice), smell, taste, and touch can play to make the experience more lovable?

    But make no mistake: the VR experience was powerful. You could tell the experience was connecting just by watching the emotional reactions of the museum goers at the VR station when they strapped on their headsets and audibly gasped as they explored Monet’s word. VR at the museum provided that “magic moment” when you know your customers are captivated by a lovable experience.

    Most importantly, VR supports the museum’s purpose: attract visitors to experience art. As Moonshot says in our own Executive Guide to Immersive Reality, immersive reality experiences such as VR delivers sustainable value not by being cool and memorable (although many immersive reality experiences certainly are when done right). Immersive reality achieves real breakthroughs by fueling business growth through the creation of lovable experiences and products centered on the customer. “Claude Monet, The Water Lily Obsession” does exactly that.

  • SMITHSONIAN | Step Into Monet’s world with a VR exhibition

    SMITHSONIAN | Step Into Monet’s world with a VR exhibition

    Visiting the Musée de l’Orangerie’s “Water Lilies” rooms—an oblong pair of galleries fitted with eight panoramic panels from Claude Monet’s seminal series—is an immersive experience in and of itself. But as Flora Eveno reports for Belgian news outlet RTBF, individuals stopping by the Paris museum can now opt to literally immerse themselves in Monet’s masterpieces through a virtual reality tour of the French Impressionist’s world.

    The VR experience, called “Claude Monet: The Water Lily obsession” transports visitors to the artist’s Giverny home and, most importantly, his garden. Monet spent the last 30-odd years of his life chronicling this landscape in more than 250 installments of the “Water Lilies” series, Mental Floss’ Kristy Puchko notes. The artist personally cultivated the diverse assortment of plant life scattered across the property, even importing his eponymous water lilies from Egypt and South America. (The move, incidentally, attracted the ire of local authorities who were less interested in Monet’s vision and more concerned that the foreign plants would poison the area’s water supply.)

    According to a press release, the roughly 8-minute immersion traces Monet’s “Water Lilies” from inception to exhibition. “You stand in the shallow waters at Giverny, inspired as he was inspired by the dappled light and fickle seasons waxing and waning across the lilies and bulrushes,” the visceral statement notes. “You are then transported to Monet’s studio, where a virtual canvas is stretched taut above and around you and the artist’s bold, searing brushstrokes build up across your vision.”

    “The Water Lily Obsession” debuted at the Musée de l’Orangerie this month, Blouin Artinfo reports, and will remain on view through March 11, 2019, as part of the museum’s ongoing exploration of Monet’s close relationship with French Prime Minister Georges Clemenceau. As Deborah Solomon wrote for the New York Times in 2016, the two were an unlikely pair: Monet was famously apolitical, never voting in an election, while Clemenceau, a consummate politician, had similar artistic fascinations as Monet, with Japanese tea bowls and woodblock prints adorning his apartment.

    Clemenceau encouraged Monet to continue painting during the twilight years of his life, even serving as a go-between for the mercurial artist and the eye doctor tasked with repairing his troublesome cataracts.

    On November 12, 1918, the day after the armistice ending World War I was signed, Monet repaid Clemenceau’s kindness by bequeathing the nation a group of his “Water Lilies” paintings, which he hoped would serve as a “monument to peace.”

    “It’s not much, but it is the only way I have of taking part in the Victory,” Monet wrote in a letter to the prime minister “… I admire you and embrace you with all my heart.”

    It took nearly a decade for that promise to come to fruition, Alan Riding notes in a separate New York Times article, but in 1927, the year after Monet’s death at age 86, his panels were installed in specially constructed rooms at the Musée de l’Orangerie.

    Although the new experience is the Paris museum’s first foray into virtual reality, Monet’s work is no stranger to the medium. In 2017, VR artist Stephanie Riggs led the launch of “Monet in Giverny: The Later Years,” a colorful glimpse of the artist’s life as seen through the lens of his early 1920s painting, “The Artist’s House from the Rose Garden.” Writing for Medium, Riggs explains, “Only once the landscape and the artist’s point of view are established do the streaks of color appear, accompanied by Monet’s own thoughts. Stroke after stroke, the painting comes into being.”

    Claude Monet – The Water Lily obsession” produced by ARTE, Lucid Realities and Camera Lucida in conjunction with HTC Vive Arts, features a similar plunge into the process of creation. As ARTE notes on its website, the experience encapsulates Monet’s late-in-life embrace of abstraction and cacophonic color. It also mimics the worsening eyesight the artist experienced during the creation of his “Water Lilies” series, allowing participants to better understand the toll wrought by such loss.

    Despite such bodily constraints, Monet managed to end his career with a burst of productivity most artists couldn’t hope to emulate over an entire lifetime—an accomplishment easily revealed by a stroll (virtual or physical) through the Musée de l’Orangerie.

     

    Teaser | CLAUDE MONET – The Water Lily obsession (VR) from Lucid Realities on Vimeo.

  • FRANCE INTER | Découvrez l’atelier de Monet à Giverny comme vous ne l’avez jamais vu !

    FRANCE INTER | Découvrez l’atelier de Monet à Giverny comme vous ne l’avez jamais vu !

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    L’atelier de Monet à Giverny dans lequel il a peint les Nymphéas est actuellement transformé en boutique de souvenirs. Une expérience de réalité virtuelle permet d’entrer dans cet espace au moment où Monet y peignait. « Claude Monet – L’Obsession des Nymphéas » transporte le visiteur au coeur des touches de peinture de l’artiste.

    L’Orangerie sert d’écrin aux grands panneaux des Nymphéas depuis 1927, puisqu’ils ont été offerts à la France par Claude Monet au lendemain de l’armistice du 11 novembre 1918, un moyen pour lui de prendre part à la Victoire. Le cycle des Nymphéas comprend près de 250 tableaux, réalisés sur le motif pendant près de 30 ans par le peintre dans son jardin normand.

    A l’occasion du centenaire de la fin de la Grande Guerre, le musée de l’Orangerie propose une exposition « focus » sur la longue amitié entre Monet (1840-1926) et Georges Clemenceau (1841-1929). L’homme politique, intermédiaire de cette donation à l’État, a ensuite encouragé le peintre à achever les Nymphéas en dépit de ses problèmes de vue.

    A côté des grandes salles ovales qui accueillent les Nymphéas, le visiteur peut chausser un casque de réalité virtuelle et plonger dans les tableaux. Plonger est le terme juste (pour une fois) puisque le visiteur voit les salles ovales se remplir d’eau, et il a l’illusion de se retrouver dans un bassin tel un nénuphar offert à la vue de Monet dont il perçoit la voix.

    Bientôt le visiteur sera carrément au cœur des touches de peinture, entre une tâche rose, un ovale vert, ou une traînée de violet.

    Claude Monet - l'obsession des nymphéasQuand vous sortez pour peindre, essayez d’oublier quels objets vous avez devant vous, un arbre, une maison, un champ ou quoi que ce soit. Pensez seulement ceci : voici un petit carré bleu, de rose, un ovale vert, une raie jaune, et peignez-les exactement comme ils vous apparaissent, couleurs et formes exactes, jusqu’à ce qu’ils vous donnent votre impression naïve de la scène qui se trouve devant vous.

    Voilà les conseils de Monet lui-même et qui permet de comprendre que les Nymphéas ne sont pas une peinture de paysage, la représentation de son jardin à Giverny, même si c’est bien cela qu’il avait sous les yeux.

    L’expérience en réalité virtuelle permet de se retrouver ensuite dans l’atelier de Monet à Giverny. Dans ce lieu assez vaste, baigné de lumière grâce à une verrière, il avait installé ces grands panneaux décoratifs que Clémenceau l’encourageait à achever malgré une cataracte qui l’handicapait sévèrement. Aujourd’hui cet espace abrite la boutique de souvenirs. Dans l’expérience VR on le retrouve tel qu’il était à la fin de la réalisation des panneaux. Monet ne souhaitait pas que les panneaux quittent ce lieu de son vivant.

    Pour Cécile Debray, directrice de l’Orangerie, « Ma réaction a été d’éviter à tout prix d’être dans le fac similé ou l’illusionnisme. Les Nymphéas, c’est un acte de peinture, un support de pigment, la caméra devait explorer cette dimension picturale ; ça a été la contrainte que nous avons posée. Par ailleurs, il faut que cela reste informatif, d’où le fait de donner à entendre la voix de Monet. Ce sont ses lettres qui sont lues. Il y a donc des éléments contextuels distillés dans cette promenade. La dernière chose c’est de convoquer une réalité comme le jardin de Giverny et l’atelier dont il ne reste que des photos, c’est l’aspect séduisant de l’outil. La VR peut combler ce besoin que nous avons de retrouver ce genre de lieux de mémoire ».

    Consciente que les musées ne peuvent pas se laisser distancer dans l’utilisation d’une technologie comme la réalité virtuelle, Cécile Debray estime que « nous devons être les prescripteurs des contenus pour ces usages. Cette technologie n’est qu’un moyen, ce n’est pas un el dorado absolu mais comme toute technique elle permet des choses, un accès plus précis, plus sophistiqué par rapport à des images d’archives par exemple. Le public est friand de ce genre de document, et l’image a des pouvoirs didactiques très importants ».

    Je n’imagine pas des Nymphéas bis au Japon

    Le Muséum national d’Histoire naturelle à Paris s’est doté d’une salle permanente de réalité virtuelle. A l’occasion de sa rétrospective récente sur Modigliani, la Tate Modern à Londres a embarqué le public coiffé d’un casque de réalité virtuelle dans une visite détaillée de l’atelier parisien du peintre en 1919. L’Institut du Monde Arabe à Paris présente actuellement un voyage virtuel de Palmyre à Mossoul, à découvrir sur écrans géants mais aussi avec des casques. Pour autant, Cécile Debray prône la « vigilance » face à cette nouvelle technologie. « La limite c’est de ne pas faire des répliques ou des reconstitutions d’œuvres d’art existantes, à part les cas de force majeure comme Lascaux. Je n’imagine pas des Nymphéas bis au Japon. C’est le risque, ou une des possibilités d’extension de ces modélisations, mais une photo ne remplacera jamais l’original. »

    L’expérience Claude Monet, ou l’obsession des Nymphéas est une coproduction de la société Lucid Realities, de la chaîne Arte France et du musée d’Orsay (dont l’Orangerie dépend). Le film 360° est accessible sur l’appli ARTE 360 ( et l’expérience VR disponible sur Vive Port et autres stores spécialisés).

    Source[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width= »1/3″][/vc_column][/vc_row]